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ASSISTANTS ET IA

Apple confie Siri à Gemini
ce que le partenariat change vraiment.

La question posée en 2025 est tranchée : l’assistant ne repose pas sur un modèle développé seul, mais sur un partenariat pluriannuel. Et il n’est pas prévu dans l’Union européenne au lancement. Mise à jour : 5 septembre 2026 · 10 min de lecture · Publié en août 2025
Refonte d’un assistant vocal par l’intelligence artificielle

Apple préparait-il en interne un concurrent aux assistants conversationnels dominants ? La réponse est arrivée le 12 janvier 2026, et elle n’est pas celle que les projets internes laissaient attendre. Plutôt que de rattraper seul son retard, l’entreprise a signé avec l’un de ses principaux concurrents.

12 janvier 2026 officialisation d’un accord pluriannuel non exclusif Communication conjointe des deux entreprises
~1 Md$ par an, estimation d’analystes du coût de l’accord Estimation reprise par la presse économique, non confirmée
8 juin 2026 présentation de la refonte, six systèmes passent en version 27 Conférence développeurs annuelle
0 disponibilité dans l’Union européenne au lancement Absence d’accord réglementaire, discussions en cours

La réponse à la question de 2025

Les projets internes existaient bien : un agent conversationnel de test, une équipe dédiée à la recherche par intelligence artificielle, une refonte annoncée dès 2024 puis repoussée à plusieurs reprises. Ils n’ont pas suffi.

Le 12 janvier 2026, un accord pluriannuel a été officialisé : la nouvelle génération des Apple Foundation Models repose sur les modèles et l’infrastructure cloud d’un concurrent direct. Apple précise que ces modèles sont co-développés et non repris tels quels, notamment par des techniques de transfert de connaissances vers des modèles plus légers.

La contradiction du partenaire choisi

Elle saute aux yeux et elle a été relevée partout : une entreprise qui vend la protection de la vie privée comme argument principal confie le socle de son assistant à celle dont le modèle économique repose sur l’exploitation publicitaire des données.

La réponse apportée est architecturale. Les requêtes courantes s’exécutent sur l’appareil. Les traitements lourds passent par une infrastructure de cloud privé maison. Et les données des utilisateurs ne sont pas transmises à l’infrastructure du partenaire, selon les déclarations du constructeur.

Cette explication est cohérente sur le papier. Elle reste une déclaration : l’architecture n’est pas vérifiable de l’extérieur par un utilisateur.

La chronologie complète

2024 — 2025

Les projets internes et les reports

Plusieurs équipes travaillent en parallèle sur un agent conversationnel, un moteur de recherche et une refonte de l’assistant. La refonte, présentée dès 2024, est repoussée à plusieurs reprises.

12 janvier 2026

L’accord avec Google est officialisé

La nouvelle génération des modèles fondamentaux d’Apple reposera sur les modèles Gemini et l’infrastructure cloud de Google, dans le cadre d’un accord pluriannuel non exclusif.

Avril 2026

Confirmation publique côté Google

Lors d’une conférence, la direction du cloud de Google confirme la collaboration et resserre la fenêtre de lancement sur la fin de l’année 2026.

8 juin 2026

La refonte est présentée

L’assistant devient une application à part entière, capable de tenir le contexte d’une conversation, d’agir entre plusieurs applications et de générer des images. Six systèmes passent en version 27.

Juin 2026

Le cadre technique change pour les développeurs

L’ancien mécanisme permettant à l’assistant de piloter une application tierce est déprécié au profit d’un mécanisme unique.

Automne 2026

Sortie publique, sans l’Union européenne

Apple Intelligence, qui inclut le nouvel assistant, n’est pas prévu dans l’Union européenne au lancement, faute d’accord réglementaire. Les discussions se poursuivent.

L’absence européenne

C’est le point le plus concret pour un lecteur français, et il est absent de la plupart des articles consacrés à cette refonte.

L’ensemble de fonctions d’intelligence artificielle qui contient le nouvel assistant n’était pas prévu dans l’Union européenne à la sortie de l’automne 2026, faute d’accord avec les régulateurs. Le constructeur indique poursuivre les discussions, sans calendrier communiqué.

Ce décalage rejoint celui déjà observé sur d’autres fonctions, sujet traité dans notre article consacré au bras de fer réglementaire européen.

Ce qui change pour les développeurs

Le point technique le plus structurant est passé inaperçu dans la couverture grand public. L’ancien cadre qui permettait à l’assistant de déclencher des actions dans une application tierce est déprécié, au profit d’un mécanisme unique.

La fenêtre de support de l’ancien cadre est estimée à deux ou trois ans. Toute application qui souhaite rester pilotable par l’assistant devra donc être adaptée, ce qui représente un chantier de développement à provisionner.

Ce qu’une entreprise doit en retenir

Deux enseignements, dont aucun ne concerne la technologie elle-même.

Le premier tient à la dépendance. Une des entreprises les plus riches du monde a jugé plus rationnel de louer un modèle à un concurrent que de continuer seule. Si ce calcul s’impose à cette échelle, il s’impose a fortiori à une PME : l’enjeu n’est pas de tout maîtriser, il est de savoir ce dont on dépend, et à quel prix.

Le second tient au point d’entrée. Un assistant capable de comprendre le contexte personnel et d’agir entre applications capte encore un peu plus la première intention de l’utilisateur. Ce que cela implique pour la visibilité d’une entreprise est développé dans notre page consacrée à l’IA et à la visibilité, et se prépare sur un site que vous possédez, travaillé pour le référencement naturel.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Ce qu’on nous demande le plus souvent.

Apple a-t-il finalement développé son propre assistant ?

Pas seul. Le 12 janvier 2026, un accord pluriannuel avec Google a été officialisé : la nouvelle génération des modèles fondamentaux d’Apple repose sur les modèles Gemini et sur l’infrastructure cloud de Google. Apple présente ces modèles comme co-développés, pas comme une reprise à l’identique.

Combien coûte cet accord ?

Environ un milliard de dollars par an selon les estimations d’analystes reprises par la presse économique. Ni Apple ni Google n’ont communiqué les conditions financières, ce chiffre doit donc être manié comme une estimation, pas comme un montant confirmé.

Le nouveau Siri est-il disponible en France ?

Pas au lancement. Apple Intelligence, qui inclut le nouvel assistant, n’était pas prévu dans l’Union européenne à la sortie de l’automne 2026, faute d’accord avec les régulateurs. Les discussions se poursuivent. En attendant, les assistants tiers restent pleinement accessibles depuis la France.

Les données des utilisateurs passent-elles par Google ?

Apple affirme que non : les requêtes courantes s’exécutent sur l’appareil, les tâches lourdes passent par son architecture de cloud privé, et les données des utilisateurs ne sont pas transmises à l’infrastructure de Google. C’est la réponse d’Apple à la contradiction évidente entre son discours sur la vie privée et le choix de ce partenaire.

Qu’est-ce que cela change pour Apple d’application ?

Beaucoup. L’ancien cadre technique permettant à l’assistant de piloter une application tierce est déprécié au profit d’un mécanisme unique, avec une fenêtre de support estimée à deux ou trois ans. Toute application qui veut rester pilotable par l’assistant devra être adaptée.

Faut-il en tirer une conséquence pour un site web ?

Indirectement. Un assistant qui répond dans le téléphone, comprend le contexte personnel et agit entre applications déplace encore un peu plus le point d’entrée vers la conversation. Ce qui compte pour une entreprise reste inchangé : être identifiable, cohérent et vérifiable là où ces systèmes vont chercher leurs informations.

SOURCES
  1. Communication conjointe des deux entreprises sur l’accord pluriannuel, 12 janvier 2026, et reprise par la presse économique internationale.
  2. Estimations d’analystes sur le coût annuel de l’accord, non confirmées par les parties.
  3. Confirmation publique de la collaboration lors d’une conférence cloud, avril 2026.
  4. Présentation de la refonte lors de la conférence développeurs annuelle, 8 juin 2026.
  5. Couverture spécialisée sur la dépréciation de l’ancien cadre de pilotage des applications tierces et sur l’absence de disponibilité dans l’Union européenne au lancement.
Florence Salmon
Fondatrice de WY-Créations® — référenceuse senior et développeuse

WY-Créations conçoit des sites internet et construit des stratégies de visibilité pour les artisans, les TPE, les PME et les professions libérales depuis 2018. Les informations publiées dans cet article sont vérifiées à leur source, datées, et distinguent les faits confirmés des estimations. Pour aller plus loin : l’intelligence artificielle et la visibilité, le référencement naturel ou l’hébergement web et la maintenance.

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Quand une entreprise de cette taille loue son intelligence à un concurrent, la question mérite d’être posée à l’échelle d’une PME.

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