02 42 14 01 54
Lundi au vendredi 9h - 19h Samedi et dimanche fermé
Étude personnalisée gratuite sous 24/48h
WY-Créations® Stratégie & visibilité des entreprises
DONNÉES PERSONNELLES

Écoutes de l’assistant vocal
où en est l’enquête ouverte à Paris.

Une enquête préliminaire, trois qualifications retenues, aucune décision de justice à ce jour. La présomption d’innocence s’applique : les faits restent des allégations. Mise à jour : 5 septembre 2026 · 9 min de lecture · Publié en octobre 2025
Enquête sur les enregistrements d’un assistant vocal

L’affaire est instructive au-delà du cas particulier d’une marque. Elle raconte le trajet d’un signalement : six ans entre le moment où un sous-traitant découvre ce qu’il écoute et le moment où une enquête est ouverte, avec deux autorités de protection des données saisies sans effet entre les deux. Pour une entreprise qui manipule des informations confidentielles, la leçon utile n’est pas dans le verdict à venir, elle est déjà dans le déroulé.

L’état de la procédure

Le parquet de Paris a ouvert en octobre 2025 une enquête préliminaire portant sur une possible collecte illicite d’enregistrements audio d’utilisateurs. La procédure a été confiée à l’Office anti-cybercriminalité, rattaché à la police judiciaire.

Une enquête préliminaire n’est ni une mise en examen, ni un procès, ni une condamnation. Elle vise à établir si des faits susceptibles de qualification pénale sont caractérisés. À ce stade, aucune décision n’a été rendue.

Ce qui est reproché

La plainte déposée le 13 février 2025 par la Ligue des droits de l’Homme retient trois qualifications distinctes. La troisième est la plus intéressante sur le plan commercial.

Selon le témoignage du lanceur d’alerte, les extraits transmis aux sous-traitants provenaient pour partie de déclenchements accidentels, et contenaient des conversations privées, des échanges à caractère médical, et parfois des éléments permettant d’identifier les personnes. Les enregistrements pouvaient être conservés jusqu’à deux ans.

Six ans de chronologie

Printemps 2019

Un sous-traitant découvre la nature des extraits

Recruté à Cork par un prestataire chargé d’améliorer l’assistant vocal, Thomas Le Bonniec transcrit et annote des enregistrements en anglais et en français. Il quitte le poste dans l’été.

2019

Le programme d’écoutes est suspendu

À la suite des premières révélations de presse, Apple suspend le programme, présente des excuses et rend le partage des enregistrements facultatif.

Mai 2020

Le lanceur d’alerte écrit aux régulateurs européens

Il dénonce l’absence de sanction et affirme que le problème dépasse une seule entreprise.

2022

Le signalement irlandais reste sans suite

L’autorité de contrôle compétente pour le siège européen d’Apple ne donne pas suite au signalement.

13 février 2025

Plainte de la Ligue des droits de l’Homme

Trois qualifications retenues : atteinte à la vie privée, traitement illicite de données personnelles et pratique commerciale trompeuse.

Décembre 2024

Accord à 95 millions de dollars aux États-Unis

Le constructeur met fin à une action de groupe américaine par une transaction, sans reconnaître de faute.

Octobre 2025

Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire

La procédure est confiée à l’Office anti-cybercriminalité. Une démarche de recours collectif est lancée en parallèle pour les utilisateurs français.

Ce que répond l’entreprise

La position du constructeur tient en trois affirmations constantes : les données de l’assistant vocal n’ont jamais servi à constituer des profils publicitaires, elles n’ont jamais été mises à disposition d’annonceurs, et elles n’ont jamais été vendues.

L’entreprise rappelle également avoir suspendu son programme d’écoutes en 2019, présenté des excuses, rendu le partage des enregistrements facultatif, et déplacé depuis une part croissante du traitement directement sur l’appareil plutôt que sur ses serveurs.

La leçon pour les entreprises

Le point qui mérite l’attention d’un dirigeant n’est pas l’issue judiciaire, c’est le maillon par lequel tout est arrivé : la sous-traitance. Les enregistrements n’étaient pas écoutés par Apple, ils l’étaient par les salariés d’un prestataire, dans un autre pays, pour améliorer un service.

Ce schéma est exactement celui de la plupart des traitements de données d’une petite entreprise : un outil en ligne héberge les fichiers clients, un prestataire assure la maintenance, un autre traite les messages. Chacun de ces intervenants est un sous-traitant au sens du règlement européen, et chacun doit figurer dans le registre des traitements avec un contrat qui l’encadre.

C’est la raison de fond pour laquelle nous plaidons pour des serveurs situés en France et pour une messagerie au nom du domaine de l’entreprise plutôt que pour des services gratuits dont le modèle repose sur l’exploitation des contenus.

Précautions concrètes

Les mesures ci-dessous ne relèvent pas de la défiance, mais du même réflexe que fermer un dossier avant de quitter son bureau.

  • Désactiver l’activation vocale sur les téléphones et ordinateurs présents en réunion.
  • Refuser le partage des enregistrements dans les réglages de confidentialité des appareils.
  • Écarter les enceintes connectées des pièces où circulent des informations couvertes par le secret professionnel.
  • Supprimer l’historique des interactions vocales, la plupart des systèmes le permettent.
  • Vérifier les réglages après chaque mise à jour majeure du système, elles réinitialisent parfois les choix.
  • Tenir à jour la liste des prestataires qui accèdent aux données de l’entreprise.
QUESTIONS FRÉQUENTES

Ce qu’on nous demande le plus souvent.

Où en est l’enquête aujourd’hui ?

Il s’agit d’une enquête préliminaire, ouverte en octobre 2025 et confiée à l’Office anti-cybercriminalité. Aucune décision de justice n’a été rendue à ce jour et aucune poursuite n’a été engagée. La présomption d’innocence s’applique pleinement : les faits reprochés restent des allégations tant qu’un tribunal ne s’est pas prononcé.

Que reproche exactement la plainte à Apple ?

La plainte déposée le 13 février 2025 par la Ligue des droits de l’Homme retient trois qualifications : atteinte à la vie privée, traitement illicite de données personnelles et pratique commerciale trompeuse. Ce troisième point vise l’écart supposé entre la promesse de confidentialité affichée et les pratiques constatées.

Que dit Apple ?

L’entreprise affirme n’avoir jamais utilisé les données de son assistant vocal à des fins publicitaires, ne les avoir jamais mises à disposition d’annonceurs et ne les avoir jamais vendues. Elle rappelle avoir modifié son programme d’écoutes en 2019, rendu le partage des enregistrements facultatif, et traiter depuis une part croissante des requêtes directement sur l’appareil.

Un utilisateur français peut-il agir ?

Une démarche de recours collectif a été lancée à la suite de la plainte, sur le modèle de l’action américaine. Un utilisateur qui souhaite s’y associer doit se rapprocher des avocats qui la portent. Cette page ne constitue pas un conseil juridique.

Mon assistant vocal m’écoute-t-il en permanence ?

Les assistants surveillent en continu le mot d’activation, mais n’enregistrent en principe qu’après l’avoir détecté. Le cœur du problème tient aux déclenchements accidentels : un son proche du mot d’activation ouvre un enregistrement que personne n’a demandé, et c’est précisément ce type d’extrait qui a été écouté par des sous-traitants.

Quelles précautions prendre dans une entreprise ?

Désactiver l’activation vocale sur les postes et les téléphones utilisés en réunion, refuser le partage des enregistrements dans les réglages de confidentialité, et éviter les enceintes connectées dans les espaces où circulent des informations couvertes par le secret professionnel. Pour les cabinets et les professions de santé, la question relève du secret, pas seulement du confort.

SOURCES
  1. Presse spécialisée, ouverture de l’enquête préliminaire du parquet de Paris et saisine de l’Office anti-cybercriminalité, octobre 2025.
  2. Ligue des droits de l’Homme, plainte déposée le 13 février 2025, qualifications retenues.
  3. Radio France et Le Monde, révélations et témoignage du lanceur d’alerte, février 2025.
  4. Lettre du lanceur d’alerte aux autorités européennes de protection des données, mai 2020.
  5. Transaction conclue aux États-Unis en décembre 2024 pour mettre fin à une action de groupe, sans reconnaissance de faute.
  6. Déclarations publiques du constructeur sur l’usage des données de son assistant vocal.
Florence Salmon
Fondatrice de WY-Créations® — référenceuse senior et développeuse

WY-Créations conçoit des sites internet et construit des stratégies de visibilité pour les artisans, les TPE, les PME et les professions libérales depuis 2018. Cet article rend compte d’une procédure en cours et ne constitue pas un conseil juridique. Pour aller plus loin : l’hébergement web et la maintenance, la sauvegarde et la sécurité ou notre politique de confidentialité.

VOS DONNÉES

Savez-vous qui accède aux données de vos clients ?

Hébergeur, messagerie, outils de gestion, prestataires : la liste est plus longue qu’on ne croit, et c’est elle que le règlement européen vous demande de tenir.

APPELER WY-CRÉATIONS 06 37 08 64 90 →
Activateur France Num Depuis 2018
WY-Créations®
Stratégies & visibilité des entreprises
5,0
129 avis Google
Nous joindre
Échangeons directement sur votre entreprise et votre projet.
Téléphone
06 37 08 64 90
→
Votre projet
Étude personnalisée sous 24/48H
→
Bureaux
Île-de-France · Centre-Val de Loire · Bretagne
Lun–Jeu 9h–18h · Ven 9h–13h30
Ce qui nous engage
Une expertise construite depuis 2018 au service de la stratégie et de la visibilité des entreprises.
129
Avis Google
500+
Sites créés
2018
Depuis
Expertise & confiance
Activateur France Num
Certification Google
Stratégies & visibilité des entreprises depuis 2018
Lire les 129 avis Google →