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Samsung étudie un refroidissement liquide actif pour ses Galaxy
ce que l’on sait vraiment en septembre 2026.

Samsung travaille bien sur des solutions de refroidissement actif pour de futurs appareils. Mais aucun Galaxy équipé d’un circuit liquide actif n’a été annoncé à ce jour. La recherche est confirmée. Une arrivée sur le Galaxy S27 ou en 2027-2028 reste, elle, une hypothèse non officialisée. Mise à jour : 9 septembre 2026·12 min de lecture·Publié en juin 2026
Samsung étudie un refroidissement liquide actif pour ses futurs smartphones Galaxy

Depuis juin, une donnée nouvelle permet de mieux situer le projet : la gamme Galaxy S26 est désormais commercialisée et Samsung communique officiellement sur ses chambres à vapeur redessinées. Le S26 et le S26+ améliorent la dissipation thermique de 29 % par rapport à la génération précédente, tandis que le S26 Ultra annonce un gain de 21 %. Le liquide actif évoqué par les chercheurs de Samsung appartient donc toujours à l’étape suivante, pas aux Galaxy actuellement vendus.

Ce que Samsung a réellement confirmé sur le refroidissement liquide

Le point de départ est sérieux, mais il faut employer le bon vocabulaire. À la fin du mois de mai 2026, Park Min, responsable de laboratoire au Production Technology Research Institute de Samsung, a expliqué lors d’un séminaire consacré à la dissipation thermique que l’entreprise étudiait des techniques de refroidissement actif. Une équipe dédiée réunit des spécialistes de la conception, des procédés et des matériaux.

Deux familles de solutions ont été examinées : l’air, avec un ventilateur, et le liquide. Samsung voit un intérêt évident au refroidissement actif parce qu’il peut extraire davantage de chaleur qu’un système purement passif. Le constructeur identifie toutefois des handicaps importants pour un ventilateur dans un smartphone grand public : bruit, poids, volume occupé et contraintes d’intégration.

Le travail se concentre donc sur une solution liquide associée directement au processeur. C’est la partie confirmée par les déclarations rapportées de Park Min. En revanche, les descriptions très précises d’une pompe miniature, d’un débit déterminé ou d’une architecture finale déjà arrêtée vont plus loin que les informations publiques disponibles. Samsung n’a présenté ni prototype commercial, ni fiche technique, ni modèle Galaxy destiné à recevoir cette technologie.

Cette distinction évite de transformer un programme de recherche en annonce produit. Les laboratoires des grands fabricants explorent en permanence des technologies qui peuvent être commercialisées, profondément modifiées ou abandonnées. En septembre 2026, le refroidissement liquide actif chez Samsung doit donc être présenté comme une piste de développement avancée, et non comme une caractéristique acquise d’un futur Galaxy.

Cette recherche intervient alors que Samsung augmente fortement les capacités de calcul consacrées à l’intelligence artificielle. Pour comprendre cette course à la puissance, notre dossier sur le niveau des modèles d’IA en 2026 permet de mesurer l’accélération générale des besoins de calcul.

Galaxy S26 : Samsung améliore d’abord la chambre à vapeur

La situation est désormais plus claire qu’au moment de la publication initiale de juin. Les Galaxy S26 sont sortis et Samsung détaille officiellement leur architecture thermique. Aucun des trois modèles n’utilise le refroidissement liquide actif étudié par le laboratoire. La gamme repose encore sur une chambre à vapeur, mais celle-ci a été redessinée.

Pour les Galaxy S26 et S26+, Samsung France annonce une dissipation thermique améliorée de 29 % par rapport à la série S25. Le fabricant explique que la chambre à vapeur répartit plus uniformément la chaleur dans l’appareil grâce à un cycle continu d’évaporation et de condensation. Sur le Galaxy S26 Ultra, la nouvelle architecture thermique et son matériau d’interface placé autour du processeur améliorent la dissipation de 21 % par rapport au S25 Ultra.

Ces chiffres ne signifient pas que la coque sera systématiquement 29 % ou 21 % plus froide. Samsung parle de performance de dissipation du système. La température réellement ressentie dépend de la charge du processeur, de la température ambiante, de la luminosité, du réseau utilisé, de la recharge et des applications en cours.

Le S26 et le S26+ utilisent en France l’Exynos 2600, tandis que le S26 Ultra s’appuie sur le Snapdragon 8 Elite Gen 5 for Galaxy. Samsung met précisément en avant la hausse des performances du GPU et du NPU. Plus la puce peut soutenir longtemps ces charges élevées, plus l’évacuation de la chaleur devient importante.

29 % de dissipation thermique supplémentaire annoncée pour les S26 et S26+ par rapport aux S25. Pour le S26 Ultra, Samsung annonce 21 % par rapport au S25 Ultra.

La gestion thermique s’inscrit dans une évolution plus large du haut de gamme. Le projet d’évolution photo du Galaxy S26 Ultra illustrait déjà les arbitrages permanents entre performances, finesse et espace intérieur. Du côté d’Apple, la recherche de finesse abordée avec l’iPhone 17 Air pose exactement le même type de contraintes physiques.

Chambre à vapeur et refroidissement liquide actif : ce n’est pas la même chose

Le vocabulaire entretient facilement la confusion, car une chambre à vapeur contient déjà un fluide. Pourtant, elle reste un dispositif passif. Le liquide absorbe de la chaleur près du composant chaud, se vaporise, se déplace dans la chambre puis se condense dans une zone plus froide. Le fluide revient ensuite vers la zone chaude par la structure interne du dispositif. Aucune pompe ni ventilateur n’est nécessaire.

Un refroidissement liquide actif ajoute une action mécanique ou une circulation forcée afin de déplacer davantage de chaleur. Sur un ordinateur, cela implique généralement une pompe, des tuyaux et un radiateur. Dans un smartphone, ces éléments doivent être miniaturisés au point de tenir dans quelques millimètres d’épaisseur, sans bruit perceptible et sans compromettre l’étanchéité ou la résistance aux chocs.

C’est précisément ce qui rend le projet de Samsung intéressant. Il ne s’agit pas simplement de mettre « plus de liquide » dans un téléphone. L’objectif serait de franchir la limite des solutions passives lorsque les watts à évacuer deviennent trop importants pour conserver des performances soutenues dans un châssis très mince.

Le gain recherché n’est d’ailleurs pas nécessairement un téléphone froid au toucher. Un système thermique efficace peut au contraire transférer rapidement la chaleur du processeur vers une plus grande partie du châssis. Ce qui compte est d’empêcher le point chaud du processeur d’atteindre une température qui oblige le système à réduire fortement ses fréquences.

La question thermique concerne aussi les appareils connectés toujours plus petits. Les contraintes rencontrées par une bague connectée comme l’Oura Ring sont différentes, mais reposent sur le même équilibre entre calcul, batterie, capteurs et volume disponible.

Pourquoi la chaleur devient l’un des problèmes majeurs des smartphones haut de gamme

La puissance brute d’une puce ne suffit plus à définir les performances d’un smartphone. Ce qui compte de plus en plus est la puissance que le téléphone peut maintenir pendant plusieurs minutes sans devoir ralentir. Lorsqu’un processeur atteint une température trop élevée, le système réduit sa fréquence et parfois sa consommation. Ce mécanisme, appelé throttling thermique, protège le matériel mais fait chuter les performances.

Le phénomène devient visible pendant les jeux exigeants, l’enregistrement vidéo prolongé, le traitement photo, la navigation GPS en plein soleil, l’utilisation simultanée de la 5G et de l’écran à forte luminosité, ou certaines opérations d’intelligence artificielle exécutées localement. Samsung cite lui-même les jeux 3D, la vidéo 4K ou 8K, le GPS, la 5G et l’usage pendant une recharge rapide parmi les situations susceptibles de provoquer une hausse de température sur les Galaxy S26.

L’IA accentue cette pression. Les constructeurs déplacent progressivement une partie des calculs du cloud vers le téléphone pour réduire la latence, protéger certaines données et permettre des fonctions hors connexion. Cela sollicite davantage le NPU, le GPU, la mémoire et parfois le CPU. La consommation électrique devient alors immédiatement une question thermique : presque toute l’énergie utilisée finit, directement ou indirectement, sous forme de chaleur.

La batterie est également concernée. La chaleur accélère son vieillissement chimique, mais il faut éviter les chiffres simplistes. L’affirmation selon laquelle 55 °C « triple » automatiquement l’usure d’une batterie ne peut pas être appliquée uniformément à tous les appareils, toutes les cellules et toutes les durées d’exposition. Ce qui est établi est qu’une exposition répétée à des températures élevées dégrade plus rapidement une batterie lithium-ion.

Le véritable enjeu n’est pas le pic de benchmark. C’est la capacité à conserver une puissance élevée lorsque le jeu, la vidéo, la photo ou l’IA sollicitent le téléphone pendant plusieurs minutes.

La consommation liée au numérique ne se limite d’ailleurs pas au téléphone. Les calculs distants posent leurs propres questions énergétiques et thermiques, développées dans notre analyse sur l’IA, les data centers et leurs besoins de refroidissement.

Un circuit liquide dans un Galaxy doit résoudre bien plus qu’un problème de température

Faire fonctionner un refroidissement actif dans un laboratoire est une chose. L’intégrer à un smartphone vendu à des millions d’exemplaires en est une autre. Le premier obstacle est l’espace. Chaque millimètre occupé par le système thermique concurrence la batterie, les modules photo, les antennes, les haut-parleurs et les composants de recharge.

La fiabilité est tout aussi déterminante. Un smartphone tombe, se tord légèrement dans une poche, subit des vibrations, des écarts de température et plusieurs années de cycles de charge. Un éventuel circuit actif doit rester parfaitement fonctionnel dans ces conditions. Il doit aussi préserver le niveau de résistance à l’eau attendu sur un Galaxy haut de gamme, alors que Samsung commercialise aujourd’hui ses appareils avec des niveaux de protection élevés.

Viennent ensuite le bruit et la consommation. Une solution active n’a d’intérêt que si l’énergie dépensée pour refroidir reste faible devant le gain obtenu. Elle ne peut pas transformer quelques minutes de performances supplémentaires en perte notable d’autonomie. C’est l’une des raisons pour lesquelles la piste du ventilateur convient davantage aux smartphones gaming, qui acceptent un châssis et un comportement différents, qu’à un Galaxy S destiné au grand public.

Enfin, il y a la fabrication. Un système supplémentaire signifie de nouvelles pièces, de nouveaux contrôles qualité et potentiellement de nouveaux modes de panne. Pour Samsung, l’intérêt technique doit donc être suffisamment important pour justifier le coût industriel, sans rendre les réparations excessivement complexes.

La sécurité logicielle et matérielle reste également un sujet global sur smartphone. Les utilisateurs peuvent retrouver nos conseils pratiques sur la protection des appareils dans le dossier consacré à l’antivirus et la sécurité des smartphones.

Galaxy S27 ou S28 : aucune date officielle pour le refroidissement liquide actif

C’est le point qui a le plus besoin d’être clarifié. Aucune source officielle de Samsung ne confirme, au 9 septembre 2026, que le Galaxy S27 intégrera un refroidissement liquide actif. Aucun calendrier 2027 ou 2028 n’a été annoncé pour cette technologie. Les références à ces générations doivent donc être considérées comme des hypothèses ou des spéculations de presse.

Le raisonnement qui alimente ces projections est compréhensible : Samsung travaille sur la technologie maintenant, les puces et les fonctions d’IA continuent de gagner en puissance, et le constructeur considère que les solutions passives finiront par rencontrer leurs limites. Park Min a également estimé que la commercialisation des technologies de refroidissement actif se rapprochait à l’échelle du marché. Mais cela ne permet pas de déduire un modèle précis.

Il est même possible que Samsung améliore encore les chambres à vapeur avant d’adopter un système réellement actif. Le lancement du S26 montre que l’entreprise continue d’obtenir des gains importants avec cette architecture. Le passage à une technologie plus complexe dépendra donc autant du besoin thermique des futures puces que de la maturité du dispositif.

Ce qui paraît certain, en revanche, est que le refroidissement est devenu un axe de conception à part entière. Les performances IA, la vidéo, le jeu et les écrans lumineux rendent de moins en moins crédible l’idée qu’un smartphone haut de gamme puisse progresser uniquement en augmentant la puissance de son processeur. L’architecture thermique devient une composante directe des performances.

Cette évolution illustre plus largement la vitesse à laquelle changent les technologies numériques. Elle accompagne une transformation des usages que l’on retrouve aussi dans notre analyse sur les nouveaux moteurs de recherche et l’évolution de Google.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Refroidissement liquide des Galaxy : les réponses utiles.

Samsung a-t-il annoncé un Galaxy avec refroidissement liquide actif ?

Non. Samsung étudie cette technologie, mais aucun modèle commercial ni aucune date de lancement n’ont été annoncés au 9 septembre 2026.

Les Galaxy S26 utilisent-ils déjà du refroidissement liquide ?

Ils utilisent une chambre à vapeur contenant un fluide, mais ce système est passif. Il ne s’agit pas du refroidissement liquide actif actuellement étudié par Samsung.

Quelle amélioration thermique Samsung annonce-t-il sur le S26 ?

Samsung annonce une amélioration de la dissipation thermique de 29 % sur les S26 et S26+ par rapport aux S25, et de 21 % sur le S26 Ultra par rapport au S25 Ultra.

Le Galaxy S27 aura-t-il un refroidissement liquide actif ?

Ce n’est pas confirmé. Des médias l’évoquent comme une possibilité, mais Samsung n’a associé publiquement cette technologie ni au S27 ni à une autre génération précise.

Pourquoi Samsung ne choisit-il pas simplement un ventilateur ?

Les chercheurs de Samsung citent notamment le bruit et le poids parmi les contraintes du refroidissement par air. Le liquide est donc étudié comme une piste mieux adaptée à un smartphone grand public.

Un meilleur refroidissement rendra-t-il le téléphone toujours froid ?

Non. Le but principal est de mieux évacuer la chaleur et d’éviter que le processeur réduise trop vite ses performances. La coque peut toujours devenir chaude pendant un usage intensif.

Pourquoi l’IA augmente-t-elle les besoins de refroidissement ?

Les fonctions exécutées directement sur le téléphone sollicitent fortement le NPU, le GPU, la mémoire et parfois le CPU. Cette consommation supplémentaire produit davantage de chaleur à évacuer.

Le refroidissement liquide actif peut-il améliorer l’autonomie ?

Pas automatiquement. Il peut améliorer l’efficacité des performances soutenues, mais un système actif consomme lui-même de l’énergie. Son intérêt dépendra donc de l’équilibre obtenu par Samsung.

Florence Salmon
Fondatrice de WY-Créations® — référenceuse senior et développeuse

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