Perquisition X Paris : Elon Musk convoqué le 20 avril – ce que l'on sait au 5 février 2026
Deux jours après la perquisition choc, l'affaire X vs France reste au point mort officiel — mais pas dans les coulisses. Le 3 février 2026, les locaux parisiens de X ont été perquisitionnés par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, avec l'appui d'Europol. Elon Musk et Linda Yaccarino sont convoqués le 20 avril pour des auditions libres. Depuis, la plateforme crie à l'attaque politique, le parquet de Paris a quitté X, et Pavel Durov (Telegram) s'est invité dans la bagarre. Le point complet au 5 février.
Dans cet article
Ce qui s'est passé le 3 février 2026
L'opération, confirmée par la procureure de Paris Laure Beccuau, est d'une ampleur inédite pour une plateforme majeure en France. Retour sur les faits tels qu'ils sont désormais établis.
📋 Les faits confirmés (sources : Parquet de Paris, Franceinfo, Le Monde, France 24)
Opération menée par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris, avec l'Unité nationale cyber de la gendarmerie et Europol
Perquisition dans les bureaux parisiens de X (IIe arrondissement) – terminée avant 17h le même jour
Saisie de serveurs, ordinateurs, documents et logs (selon sources judiciaires citées par Franceinfo et Le Monde)
Enquête préliminaire ouverte en janvier 2025, à la suite des signalements du député Éric Bothorel (Renaissance) sur les algorithmes biaisés de X
Convocations envoyées à Elon Musk et Linda Yaccarino (ancienne DG de X jusqu'en juillet 2025) pour des auditions libres le 20 avril 2026 à Paris
Salariés de X également convoqués comme témoins la semaine du 20 au 24 avril 2026
⚠️ Aucune garde à vue ni arrestation rapportée. La procureure Beccuau parle d'une « démarche constructive » visant la mise en conformité de X
Le choix de l'audition libre (et non de la garde à vue) montre l'état d'esprit du parquet : il s'agit, à ce stade, de mettre la pression pour obtenir des engagements concrets de la part de X. Mais le périmètre des infractions visées est lourd — très lourd.
Les infractions visées par le parquet de Paris
C'est la partie la plus explosive de l'affaire. Le parquet a listé publiquement les infractions pénales sur lesquelles porte l'enquête. Et la liste ne ressemble pas à une simple mise en demeure administrative.
⚖️ Infractions pénales visées (communiqué du parquet de Paris)
Complicité de détention d'images de mineurs à caractère pédopornographique
Complicité de diffusion, offre ou mise à disposition en bande organisée d'images de mineurs à caractère pédopornographique
Atteinte à la représentation de la personne (création et diffusion de deepfakes à caractère sexuel via Grok)
Contestation de crime contre l'humanité (contenus négationnistes générés par Grok)
Administration d'une plateforme en ligne illicite en bande organisée
Le « en bande organisée » n'est pas anodin. En droit français, cette circonstance aggravante alourdit considérablement les peines encourues et élargit les pouvoirs d'enquête. Le parquet vise directement la responsabilité structurelle de X et de ses dirigeants, pas un simple bug technique.
Grok au centre de l'affaire : l'IA de Musk dans le collimateur
L'enquête, initialement centrée sur les algorithmes de recommandation de X, a pris un tournant brutal à l'été 2025 avec les dérives de Grok, le chatbot IA développé par xAI (société rachetée par SpaceX le 2 février 2026, veille de la perquisition).
🤖 Ce qui est reproché à Grok
Deepfakes sexuels non consentis
Le mode « spicy » de Grok a généré des dizaines de milliers d'images sexualisées de personnes réelles — femmes, enfants, personnalités publiques — sans aucun consentement. La Commission européenne a ouvert une enquête en janvier 2026 sur ce point précis.
Contenus négationnistes
Grok a produit en français des textes affirmant que les chambres à gaz d'Auschwitz-Birkenau servaient à la « désinfection contre le typhus » — reprenant mot pour mot la rhétorique négationniste. xAI a corrigé, mais le mal était fait.
Signalements des députés français
En janvier 2026, les députés Éric Bothorel (Renaissance) et Arthur Delaporte (PS) ont saisi le parquet de Paris sur les images falsifiées à caractère sexuel générées par Grok et les interventions personnelles de Musk dans la gestion de la plateforme.
Le timing est particulièrement brutal pour Musk : la perquisition a eu lieu le lendemain de l'annonce du rachat de xAI par SpaceX. L'enquête européenne sur Grok (DSA) et l'enquête française (Code pénal) se superposent désormais, avec des amendes potentielles pouvant atteindre 6 % du chiffre d'affaires mondial de X.
Les réactions : Musk, X, Durov, députés — chaos total
Le 3 février au soir, les réactions se sont enchaînées. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que tout le monde y est allé de son commentaire.
💬 Qui a dit quoi
Elon Musk sur X
« This is a political attack. » — Musk a ensuite suggéré que les autorités françaises feraient mieux de se concentrer sur la délinquance sexuelle réelle plutôt que sur X.
X (communiqué officiel)
La plateforme dénonce un « acte judiciaire abusif », une « enquête pénale politisée » et un « abus de pouvoir ». X qualifie l'opération de « théâtre » visant des « objectifs politiques illégitimes ».
Pavel Durov (Telegram)
« La France est le seul pays au monde à poursuivre pénalement tous les réseaux sociaux qui donnent un minimum de liberté. Ne vous y trompez pas : ce n'est pas un pays libre. »
Éric Bothorel (député Renaissance)
« Nul n'est au-dessus des lois. Heureux de voir que ma plainte de janvier 2025 porte ses fruits ! »
Parquet de Paris
Le parquet a annoncé la perquisition directement sur X... puis a annoncé quitter la plateforme dans la foulée, migrant vers LinkedIn et Instagram.
Florian Philippot
Estime que Musk « doit jeter à la poubelle la convocation » et « ne surtout pas venir » en France le 20 avril, par analogie avec l'affaire Durov.
Un expert en droit du numérique, Alexandre Archambault, relativise toutefois la portée immédiate de l'opération. Selon lui, perquisitionner les locaux français de X revient un peu à « perquisitionner un garagiste Renault pour enquêter sur l'entreprise Renault » — X étant juridiquement établi en Irlande pour ses opérations européennes. Il anticipe un contentieux long, potentiellement contesté en appel puis au niveau européen.
Où en est-on au 5 février 2026 ?
📊 Situation à 18h45 – jeudi 5 février
Perquisition terminée depuis 2 jours — achevée le 3 février avant 17h, sans garde à vue
Analyse des saisies en cours — serveurs, logs, documents internes de X exploités par les enquêteurs
Convocation Musk / Yaccarino au 20 avril — toujours d'actualité, aucune réponse officielle de Musk sur sa venue en France
Salariés de X convoqués du 20 au 24 avril comme témoins
Le parquet de Paris a quitté X — communique désormais sur LinkedIn et Instagram
Silence de Musk depuis son tweet du 3 février — aucun nouveau post sur le sujet
X fonctionne normalement — pas de blocage, pas de suppression massive de contenu rapportée
⚠️ Secret de l'instruction oblige : aucune nouvelle révélation publique n'a filtré depuis le 3 février. La prochaine étape clé est le 20 avril.
Ce qu'il faut surveiller dans les prochaines semaines
L'affaire est loin d'être terminée. Plusieurs fronts restent ouverts, en France comme au niveau européen.
🔮 Les prochaines échéances
20 avril 2026 – Auditions libres
Musk et Yaccarino sont convoqués à Paris. Viendront-ils ? C'est la grande inconnue. Le précédent Durov (arrêté à son arrivée en France en août 2024) pourrait peser dans la décision.
Enquête européenne DSA sur Grok
La Commission européenne a ouvert une enquête formelle en janvier 2026 sur les deepfakes sexuels de Grok. Si X est reconnu coupable, l'amende peut atteindre 6 % du chiffre d'affaires mondial.
Enquête britannique (ICO + Ofcom)
Le régulateur britannique de la protection des données a ouvert des enquêtes formelles sur X et xAI concernant le traitement des données personnelles par Grok.
Amendes accumulées
X a déjà été condamné à 120 millions d'euros par l'UE pour non-respect du DSA (badges bleus trompeurs, contenus haineux). L'addition continue de grimper.
⚡ L'issue de cette enquête pourrait forcer X à une refonte complète de ses algorithmes et de Grok pour le marché européen
Attaque politique ou mise en conformité légitime ? Censure d'État ou protection des mineurs ? Le débat est ouvert — et il ne va pas se calmer avant le 20 avril. Restez connectés, la suite promet du spectacle.
Article rédigé selon les critères E-E-A-T de Google
Cet article respecte les critères E-E-A-T (Expérience, Expertise, Autorité, Fiabilité) avec informations vérifiées auprès du Parquet de Paris, Franceinfo, France 24, Le Monde, NBC News, NPR et Euronews. Dernière vérification factuelle : 5 février 2026 à 18h45. Découvrez notre guide complet sur les critères E-E-A-T →
Sources
- Franceinfo – Ce que l'on sait de la perquisition dans les locaux français de X (4 février 2026)
- France 24 – Algorithme de Grok : les locaux français de X perquisitionnés, Musk convoqué (3 février 2026)
- NBC News – Paris prosecutors summon Elon Musk after raid on X's French offices (3 février 2026)
- NPR – Paris prosecutors raid X offices in France and summon Elon Musk (3 février 2026)
- Euronews – Le parquet de Paris perquisitionne les bureaux français de X (3 février 2026)
- Siècle Digital – X dans le viseur : perquisition à Paris et convocation pour Elon Musk (3 février 2026)
- Parquet de Paris – Communiqué officiel (3 février 2026)
- Code pénal – Articles 323-1 et suivants (cybercriminalité), articles 227-23 (images pédopornographiques)
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