Google Antitrust 2025 : Fin des Accords Pluriannuels pour le Moteur de Recherche par Défaut sur iPhone

Google Antitrust 2025 : Fin des Accords Pluriannuels pour le Moteur de Recherche par Défaut sur iPhone

Florence Salmon - Fondatrice WY-Créations

Florence Salmon

Fondatrice WY-Créations® – Référenceuse senior SEO & développeuse – +500 sites livrés depuis 2018

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Décision historique dans le monde de la tech. Le juge fédéral américain Amit Mehta a rendu son verdict dans l'affaire antitrust U.S. v. Google : le géant de la recherche pourra continuer à payer Apple pour être le moteur par défaut sur iPhone, mais les contrats sont désormais limités à 12 mois maximum. Fini les accords pluriannuels qui verrouillaient le marché. Google échappe au démantèlement de Chrome, mais devra partager ses données avec ses concurrents. Apple conserve ses 20 milliards de dollars annuels, et une fenêtre s'ouvre pour Microsoft, OpenAI et Perplexity.

Google Apple moteur recherche défaut iPhone juge antitrust 2025
12 mois
Durée max des contrats
20 Md$
Revenus annuels Apple préservés
0
Exclusivité autorisée
6 ans
Durée de supervision

Dans cet article

~90%
Part de marché Google Search
26 Md$
Dépensés pour positions par défaut (2021)
17 ans
Durée du partenariat Apple-Google
5
Experts du comité de supervision

La décision du juge Amit Mehta

Le 2 septembre 2025, le juge fédéral Amit Mehta a rendu son verdict dans l'affaire United States v. Google. Cette décision intervient un an après qu'il a reconnu, en août 2024, que Google avait illégalement maintenu son monopole sur la recherche en ligne.

Le Department of Justice (DOJ) avait demandé des mesures radicales : la séparation forcée de Chrome, la fin des accords avec Apple et Samsung, et l'interdiction d'investir dans l'IA. Le juge n'a pas suivi ces recommandations, préférant des "remèdes comportementaux" plutôt qu'un démantèlement structurel.

"

Il existe de bonnes raisons de ne pas perturber le système et de laisser les forces du marché faire le travail. Une scission de Chrome est extrêmement compliquée et très risquée.

— Juge Amit Mehta, Tribunal fédéral américain

Le juge a pris en compte l'évolution rapide du marché avec la montée en puissance des agents conversationnels IA. Pour lui, ces nouvelles concurrences pourraient naturellement rééquilibrer le marché de la recherche en ligne.

Ce qui reste autorisé

Contrairement aux attentes, le juge a préservé l'essentiel du modèle économique Google-Apple. Les paiements pour être moteur par défaut ne sont pas interdits.

✅ Ce que Google peut continuer à faire

Payer Apple

Google peut continuer à verser des milliards à Apple pour apparaître comme option de moteur de recherche dans Safari

Payer Samsung et autres

Les accords de distribution avec les fabricants de smartphones restent possibles

Conserver Chrome

Pas de vente forcée du navigateur, contrairement à la demande du DOJ

Développer Gemini

Google peut continuer ses investissements dans l'IA générative

💡 Justification du juge : "Couper les paiements de Google entraînerait presque certainement des dommages considérables — dans certains cas, paralysants — pour les partenaires de distribution, les marchés connexes et les consommateurs."

Ce qui est désormais interdit

Si les paiements restent autorisés, les conditions contractuelles changent radicalement. Le juge a ciblé les pratiques qui verrouillaient le marché.

❌ Ce que Google ne peut plus faire

Contrats d'exclusivité

Interdiction d'exiger d'être la seule option ou d'empêcher Apple de proposer des concurrents

Contrats pluriannuels

Maximum 12 mois pour tout accord de moteur par défaut — renégociation annuelle obligatoire

Incitations liées à l'exclusivité

Pas de bonus ou de partage de revenus plus élevé en échange d'exclusivité

Bundling de produits

Interdiction de lier Search à Gemini, Chrome ou Play Store dans les accords

La règle des 12 mois

La limite de 12 mois est le cœur de la décision. Google ne peut plus conditionner le partage de revenus au maintien d'un service Google comme moteur par défaut pendant plus d'un an. Concrètement, Apple, Samsung et les autres fabricants pourront renégocier chaque année, voire faire jouer la concurrence.

⚠️ Implication majeure : Cette limite annuelle inclut aussi les produits d'IA générative. Google ne peut pas lier un accord Search à l'adoption de Gemini, et les concurrents comme OpenAI auront une fenêtre annuelle pour proposer leurs services.

Impact pour Apple

Pour Apple, la décision est un soulagement financier majeur. L'accord Google-Apple, vieux de 17 ans, rapporte environ 20 milliards de dollars par an à la firme de Cupertino.

💰 Revenus Apple préservés

~20 Md$/an
Paiements Google pour être moteur par défaut dans Safari
26 Md$
Dépensés par Google en 2021 pour toutes les positions par défaut
17 ans
Durée du partenariat Apple-Google

Une position de force renforcée

Paradoxalement, la décision pourrait renforcer le pouvoir de négociation d'Apple. Avec des renégociations annuelles, Apple et Samsung seront en mesure de faire jouer la concurrence et potentiellement d'obtenir de meilleures conditions.

Fait notable : Apple a soutenu l'idée d'obliger Google à partager ses données de recherche avec des concurrents IA comme OpenAI, Anthropic et Perplexity. La firme a indiqué vouloir proposer davantage d'options basées sur l'intelligence artificielle à ses utilisateurs.

Opportunités pour les concurrents

La décision ouvre une fenêtre annuelle pour les concurrents de Google. Chaque année, ils auront la possibilité de négocier avec Apple et Samsung pour devenir le moteur de recherche ou l'assistant IA par défaut.

🎯 Concurrents potentiels sur les appareils Apple/Samsung

🔍
Microsoft Bing
Pourrait tenter de placer Bing comme moteur par défaut sur iPhone
🤖
OpenAI
S'était porté candidat au rachat de Chrome ; pourrait proposer ChatGPT
💬
Perplexity
Avait proposé 34,5 Md$ pour Chrome ; moteur de recherche IA
🦆
DuckDuckGo / Brave
Moteurs alternatifs, bénéficiaires du partage de données imposé

💡 Fait notable : Gabriel Weinberg de DuckDuckGo a averti que la décision ne "forcerait pas les changements nécessaires" pour mettre fin à l'emprise de Google. Tim Sweeney d'Epic Games a comparé la décision à un braqueur de banque condamné à "partager des données sur comment il braque des banques avec des braqueurs de banques concurrents".

Le partage de données imposé

Au-delà des contrats, Google devra partager certaines données avec ses concurrents. Cette mesure constitue le remède principal du juge Mehta.

📊 Données que Google devra partager

🔍 Index de recherche

Google devra fournir un instantané de son index de recherche aux concurrents qualifiés, leur donnant accès à la base de données web qu'il a construite.

📈 Données d'interaction

Informations sur les requêtes utilisateurs et les clics, permettant aux concurrents de comprendre comment les résultats sont sélectionnés.

🔐 Accès encadré

Un comité technique de 5 experts supervisera le partage et définira les "concurrents qualifiés" éligibles.

⚠️ Opposition de Google

Google conteste cette mesure, arguant qu'elle pourrait "nuire à sa capacité de rester compétitive" et menacer la confidentialité des utilisateurs.

"

La Cour a imposé des limites sur la façon dont nous distribuons les services Google et nous obligera à partager les données de recherche avec nos concurrents. Nous avons des préoccupations concernant la confidentialité.

— Google, communiqué officiel

La suite de l'affaire

L'affaire est loin d'être terminée. Google a annoncé son intention de faire appel, ce qui pourrait retarder significativement l'application des mesures.

📅 Chronologie de l'affaire U.S. v. Google

2020
Le Department of Justice (DOJ) intente une action antitrust contre Google
2023
Début du procès : Google accusé de maintenir illégalement son monopole via les paiements aux fabricants
Août 2024
Le juge Amit Mehta reconnaît que Google a illégalement maintenu son monopole
Novembre 2024
Le DOJ soumet ses propositions de remèdes (scission de Chrome, interdiction des paiements)
Septembre 2025
Verdict : fin des exclusivités, contrats limités à 12 mois, partage de données obligatoire
Décembre 2025
Ordonnance de remèdes détaillée publiée ; Google annonce faire appel
2027-2028 ?
Estimation de la fin des procédures d'appel

Autres procédures en cours

Google fait face à d'autres batailles juridiques. Un second procès antitrust concernant son activité publicitaire (Google Ads, Ad Manager) est en cours. Le juge Leonie Brinkema a estimé que Google avait "volontairement" créé un monopole en liant ces services. Un démantèlement y est également envisagé.

⚠️ En Europe : La Commission européenne poursuit ses propres enquêtes contre Google. Elle a déjà infligé plusieurs amendes, dont 2,42 milliards d'euros en 2017 pour avoir favorisé Google Shopping dans les résultats de recherche.

Conclusion : une victoire en demi-teinte

Wall Street a salué la décision comme une victoire pour Google avant même que l'encre soit sèche. Le géant évite le démantèlement, conserve Chrome, et peut continuer à payer pour être le moteur par défaut.

Pour Google

Victoire relative

Pas de scission de Chrome, paiements autorisés. Mais fin des exclusivités et obligation de partager ses données avec les concurrents.

Pour Apple

Revenus préservés

Les 20 milliards $/an sont sauvés. Position de négociation potentiellement renforcée avec les renégociations annuelles.

Pour les concurrents

Fenêtre ouverte

Opportunité annuelle de négocier avec Apple/Samsung. Accès aux données de recherche de Google pour les qualifiés.

🔵 Le mot de la fin : Les États-Unis ont choisi de réguler la recherche comme une infrastructure — avec des règles de service, des conditions d'éligibilité et des audits. La page d'accueil n'est plus une page ; c'est la barrière où commence la découverte. Et Google, pour la première fois, devra partager ses clés.

Questions fréquentes

Google peut-il toujours payer Apple pour être moteur par défaut sur iPhone ?
Oui, le juge Amit Mehta a rejeté l'interdiction totale des paiements. Google peut continuer à verser environ 20 milliards de dollars par an à Apple pour être le moteur de recherche par défaut dans Safari. En revanche, les contrats sont désormais limités à 12 mois maximum et ne peuvent plus inclure de clauses d'exclusivité.
Quelles sont les nouvelles restrictions imposées à Google ?
Les principales restrictions sont : fin des contrats d'exclusivité pour Search, Chrome, Assistant et Gemini ; limite de 12 mois pour tous les accords de moteur par défaut ; interdiction de lier le partage de revenus au maintien de l'exclusivité ; obligation de partager certaines données de recherche (index, requêtes, clics) avec les concurrents.
Pourquoi Google n'a-t-il pas été contraint de vendre Chrome ?
Le juge Amit Mehta a jugé qu'une scission de Chrome serait "extrêmement compliquée et très risquée". Il a préféré des remèdes comportementaux (contrats raccourcis, fin des exclusivités, partage de données) plutôt qu'un démantèlement structurel. Il a aussi invoqué les nouvelles concurrences venues de l'IA qui pourraient naturellement rééquilibrer le marché.
Quels concurrents pourraient profiter de cette décision ?
Microsoft (Bing), OpenAI, Perplexity et Anthropic sont les principaux bénéficiaires potentiels. Chaque année, ils auront l'opportunité de négocier avec Apple et Samsung pour devenir le moteur de recherche ou l'assistant IA par défaut. Apple a d'ailleurs indiqué vouloir proposer davantage d'options basées sur l'IA à ses utilisateurs.
Quand cette décision entrera-t-elle en vigueur ?
Le jugement final sera appliqué pendant 6 ans sous la supervision d'un comité technique de 5 experts. Cependant, Google a annoncé faire appel, ce qui pourrait retarder l'application. L'affaire pourrait s'étirer jusqu'en 2027 ou 2028 selon les experts. Google fait aussi face à un autre procès antitrust sur son activité publicitaire.
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