Éclipses solaires 2026, 2027 et 2028 en France :
dates, visibilité et conditions d’observation.

Le calendrier a changé de statut : l’éclipse du 12 août 2026 n’est plus un événement à préparer, mais le premier épisode d’une série désormais engagée. En France, elle a été partielle partout, avec une occultation allant d’environ 90 % dans le nord-est à 99,5 % près de Biarritz. La prochaine étape est fixée au 2 août 2027, puis viendra l’éclipse annulaire du 26 janvier 2028, dont la bande d’annularité atteindra l’extrême sud de la France. Voici ce que l’on sait aujourd’hui, sans confondre totalité, annularité, magnitude et pourcentage de surface solaire masquée.
2026-2028 : trois éclipses solaires à retenir en France
La succession est suffisamment rare pour avoir conduit l’Association Française d’Astronomie à mettre en place un dispositif spécifique autour de ces rendez-vous. Le premier, le 12 août 2026, a offert à toute la métropole une éclipse partielle très profonde. La totalité passait au nord puis au sud-ouest de l’Europe, notamment par l’Islande et l’Espagne, mais pas par la France.
Le deuxième événement aura lieu le 2 août 2027. À l’échelle mondiale, il s’agira d’une éclipse totale spectaculaire dont la bande de totalité traversera notamment le sud de l’Espagne et l’Afrique du Nord. Depuis la France métropolitaine, le phénomène restera partiel. À Paris, environ 51,3 % de la surface du Soleil sera masquée au maximum vers 11 h 01. Le contraste avec 2026 sera donc important : le Soleil sera beaucoup plus haut dans le ciel, mais l’occultation nettement moins profonde dans une grande partie du pays.
Le troisième rendez-vous, le 26 janvier 2028, est d’une autre nature. Il s’agira d’une éclipse annulaire : la Lune passera devant le Soleil sans le masquer entièrement et laissera apparaître un anneau lumineux dans la bande centrale. Contrairement à ce que laissait entendre la version de mai 2026, l’annularité ne doit pas être décrite comme simplement « partielle en France ». Les cartes actuelles montrent que l’étroite bande annulaire atteindra l’extrême sud, dans les Pyrénées, tandis que le reste de la métropole observera une phase partielle.
Ces trois dates ne signifient pas que toutes les régions verront le même spectacle. Une éclipse est un phénomène géométrique : quelques dizaines ou centaines de kilomètres peuvent modifier fortement la proportion du Soleil masquée, l’heure du maximum et, surtout pour une éclipse centrale, le fait d’être ou non dans la bande de totalité ou d’annularité.
Pour obtenir une valeur précise à une adresse donnée, l’IMCCE met à disposition un calculateur de circonstances locales. C’est la référence la plus utile lorsque l’on veut dépasser les valeurs générales données par ville.
Éclipse du 12 août 2026 : ce qui était réellement visible en France
Le 12 août 2026 est désormais derrière nous. L’événement était total à l’échelle mondiale, mais la France métropolitaine est restée hors de la bande de totalité. Le spectacle français a néanmoins été exceptionnel par la profondeur de l’occultation : selon les données publiées par l’Association Française d’Astronomie, 92,2 % de la surface solaire était masquée à Paris, 96,4 % à Marseille, 97,9 % à Toulouse et jusqu’à 99,5 % à Bayonne et dans le secteur du Pays basque.
Le maximum s’est produit en fin de journée, autour de 20 h 14 à 20 h 26 selon les villes. À Paris, le maximum était prévu à 20 h 17 ; à Nantes vers 20 h 20 ; à Bordeaux vers 20 h 25 ; à Biarritz vers 20 h 26. Cette heure tardive constituait la grande particularité de l’éclipse française : le Soleil était déjà très bas sur l’horizon ouest.
Cela explique pourquoi le lieu d’observation comptait presque autant que le taux d’occultation. Une colline, un immeuble, une rangée d’arbres ou un relief placé vers l’ouest pouvait masquer le Soleil avant le maximum. À l’inverse, une vue dégagée vers l’océan ou une plaine ouverte permettait de suivre beaucoup plus longtemps la progression de la Lune.
La France traversait en outre une longue vague de chaleur du 28 juillet au 19 août 2026, selon le bilan publié par Météo-France le 31 août. Les conditions réelles d’observation ont donc dépendu localement de la nébulosité, de la visibilité atmosphérique et des éventuels développements orageux. Il serait abusif de résumer l’expérience nationale à une météo unique : le phénomène astronomique était identique dans sa mécanique, mais sa visibilité pratique variait d’un lieu à l’autre.
L’éclipse a également servi de rappel sanitaire à grande échelle. Le ministère de la Santé et le ministère chargé de l’Économie avaient publié en juillet des recommandations spécifiques sur les lunettes conformes, les achats en ligne et l’utilisation des instruments optiques. Ces consignes restent valables pour 2027 et 2028.
2 août 2027 : la prochaine éclipse solaire visible en France
Le prochain grand rendez-vous est fixé au lundi 2 août 2027. L’éclipse sera totale sur une bande passant au sud de l’Europe et en Afrique du Nord, mais la France métropolitaine restera en dehors de cette bande. Depuis l’Hexagone, il faudra donc parler d’éclipse partielle.
À Paris, les calculs disponibles donnent un début vers 10 h 00, un maximum vers 11 h 01 et une fin vers 12 h 05, en heure locale d’été. L’obscuration est d’environ 51,3 %. Ce chiffre doit être distingué de la magnitude de l’éclipse, autre grandeur astronomique qui mesure la fraction du diamètre solaire couverte : les deux valeurs ne sont pas interchangeables.
Le phénomène sera plus marqué en allant vers le sud. C’est logique : la bande de totalité passera bien plus au sud de la France. Pour les personnes qui souhaitent vivre la totalité, il faudra donc se déplacer dans cette bande et vérifier les cartes précises à l’approche de l’événement. Pour celles qui restent en France, l’intérêt sera différent de 2026 : l’observation aura lieu en matinée avec un Soleil beaucoup plus haut, ce qui simplifiera le choix du site.
Une occultation d’environ 50 % ne transforme pas le jour en nuit. L’œil s’adapte fortement à la luminosité et l’ambiance générale peut sembler étonnamment normale. Le spectacle devient surtout évident avec des lunettes d’éclipse conformes, qui permettent de voir le disque solaire progressivement entamé par la Lune.
Les horaires exacts varient selon la commune. Il est donc préférable de ne pas diffuser un seul horaire « France ». Les circonstances locales de l’IMCCE permettent de calculer le premier contact, le maximum, le dernier contact, la hauteur du Soleil et les paramètres propres au lieu choisi.
Pour les passionnés de technologie et de sciences, cette période s’inscrit dans une actualité plus large où l’observation, l’imagerie et les dispositifs d’assistance progressent rapidement. Les sujets consacrés à l’implant cérébral ICVP et à la vision artificielle ou aux Xenobots et robots vivants montrent à quel point des domaines autrefois réservés à la recherche deviennent progressivement accessibles au grand public.
26 janvier 2028 : une éclipse annulaire jusque dans l’extrême sud de la France
Le 26 janvier 2028 sera probablement le rendez-vous le plus délicat à expliquer correctement. Une éclipse annulaire se produit lorsque le diamètre apparent de la Lune est trop petit pour couvrir entièrement le Soleil. Dans la bande centrale, un anneau solaire reste visible autour du disque lunaire au maximum.
Les cartes actuelles de visibilité montrent que cette bande d’annularité atteindra l’extrême sud de la France, dans la zone pyrénéenne proche de la frontière espagnole. Timeanddate situe par exemple le passage de l’annularité dans une partie de l’Occitanie, avec une phase centrale autour de 17 h 54 à 17 h 56 selon les points concernés. L’IMCCE propose de son côté une carte interactive permettant de vérifier les circonstances locales.
Le reste de la France observera une éclipse partielle. En Île-de-France, le début de la phase partielle est donné autour de 16 h 37 et l’événement se déroule alors que le Soleil descend vers l’horizon. La géographie et le relief redeviendront donc essentiels, comme en 2026, mais cette fois en plein hiver.
Il faut aussi corriger une idée fréquente : une éclipse annulaire n’offre jamais le moment où l’on peut retirer les lunettes comme lors de la totalité d’une éclipse totale. Même au centre de la bande, une partie de la photosphère reste visible. La protection oculaire doit donc être maintenue pendant toute observation directe du Soleil.
Les circonstances précises de 2028 méritent d’être vérifiées à mesure que l’événement approchera, notamment pour choisir un site réellement situé dans la bande annulaire. Quelques kilomètres peuvent faire la différence entre l’anneau complet et une éclipse partielle très profonde.
Éclipse totale, annulaire ou partielle : ce que ces mots signifient vraiment
Une éclipse solaire se produit lorsque la Lune passe entre la Terre et le Soleil et que leur alignement permet au disque lunaire de masquer tout ou partie du disque solaire pour un observateur terrestre. Mais le spectacle dépend de la position exacte de l’observateur et de la distance apparente de la Lune.
Lors d’une éclipse totale, le diamètre apparent de la Lune suffit à masquer entièrement la photosphère pour les observateurs situés dans la bande de totalité. C’est seulement pendant cette phase de totalité, et uniquement lorsque le Soleil est effectivement entièrement occulté, que les règles d’observation changent temporairement. La France métropolitaine n’a pas connu cette totalité en août 2026.
Lors d’une éclipse annulaire, la Lune est trop petite en apparence pour couvrir le Soleil. Elle se place au centre du disque, mais laisse subsister un anneau extrêmement lumineux. Il n’existe donc aucune phase d’observation directe sans protection. C’est le cas du phénomène du 26 janvier 2028.
Une éclipse partielle signifie que l’observateur se trouve dans la pénombre : la Lune ne couvre qu’une portion du Soleil. C’était le cas partout en France métropolitaine le 12 août 2026 et ce sera encore le cas sur l’ensemble de la métropole pour l’éclipse du 2 août 2027.
Enfin, deux nombres sont souvent confondus. L’obscuration indique la proportion de la surface du disque solaire masquée. La magnitude décrit, de manière simplifiée, la fraction du diamètre solaire occultée le long d’un axe. Une magnitude de 0,6 ne signifie donc pas nécessairement que 60 % de la surface solaire disparaît.
Cette distinction explique certaines divergences apparentes entre tableaux astronomiques. Pour comparer deux villes, il faut comparer la même grandeur. Les valeurs de 92,2 % à Paris ou 99,5 % à Bayonne en 2026 sont des pourcentages d’obscuration de surface.
Observer une éclipse solaire sans mettre ses yeux en danger
Le risque ne vient pas du caractère exceptionnel de l’éclipse : regarder le Soleil est dangereux en temps normal comme pendant une éclipse. Le problème est que le phénomène incite à fixer longuement l’astre. Les lésions rétiniennes peuvent être indolores au moment de l’exposition et irréversibles.
Les autorités françaises ont renforcé leurs recommandations avant l’éclipse de 2026. Pour une observation directe, il faut utiliser des lunettes spécifiquement destinées à l’observation solaire, portant le marquage CE et conformes à la norme ISO 12312-2. Les instructions et avertissements doivent être disponibles, et l’état du filtre doit être contrôlé avant utilisation.
Une paire rayée, percée ou endommagée ne doit pas être utilisée. Les lunettes de soleil ordinaires, même très foncées, ne conviennent pas. Les solutions improvisées avec film photographique, radiographie, verre fumé ou empilement de lunettes sont également à proscrire.
Les instruments optiques demandent une précaution supplémentaire. Jumelles, télescopes, longues-vues, appareils photo et smartphones équipés d’optique ne doivent pas être pointés vers le Soleil sans filtre solaire adapté placé au bon endroit sur l’instrument. Les lunettes d’éclipse portées sur le visage ne suffisent pas à sécuriser un instrument qui concentre la lumière.
Le ministère recommandeait en 2026 de ne pas observer le Soleil plus de trois minutes consécutives, même avec un équipement dédié, et d’effectuer des pauses. Il rappelait également que les nuages ou un ciel voilé ne suppriment pas le besoin de protection.
Pour les enfants, la règle est simple : supervision permanente. Les lunettes doivent rester correctement positionnées avant de tourner le regard vers le Soleil et jusqu’à ce que l’enfant détourne les yeux. Une observation par projection avec un dispositif conçu pour cela peut être plus facile à gérer avec un groupe.
Comment préparer l’éclipse de 2027 puis celle de 2028
La préparation commence par le lieu, pas par le matériel. Pour 2027, le Soleil sera relativement haut en matinée : un espace ouvert suffira généralement, sous réserve de météo favorable. Pour janvier 2028, la hauteur du Soleil et la proximité de l’horizon redeviendront des critères majeurs, en particulier pour les observateurs cherchant la bande d’annularité.
Quelques semaines avant la date, calculez les circonstances locales avec l’IMCCE : début, maximum, fin, hauteur et direction du Soleil. Quelques jours avant, ajoutez la météo. Météo-France rappelait avant l’éclipse de 2026 qu’une prévision réellement exploitable ne devient précise que quelques jours, voire quelques heures, avant l’événement. Les statistiques climatiques ne remplacent pas la prévision du jour.
Achetez les lunettes suffisamment tôt auprès d’un vendeur identifiable. En 2026, les autorités françaises ont annoncé des contrôles renforcés des produits commercialisés et recommandé une vigilance particulière pour les achats en ligne provenant de vendeurs mal identifiés. La présence d’une mention ISO dans une fiche produit ne dispense pas de vérifier le marquage, les informations du fabricant ou de l’importateur et l’état physique des filtres.
Pour photographier le phénomène, préparez le filtre adapté à l’objectif et faites vos essais avant le jour J. Une éclipse n’est pas le bon moment pour découvrir le fonctionnement d’un téléobjectif, d’un trépied ou de l’exposition manuelle. Le plus intéressant reste souvent de photographier aussi l’ambiance, les ombres et le paysage, pas uniquement le disque solaire.
Ne choisissez pas un site uniquement parce qu’il promet quelques points de pourcentage supplémentaires. En 2026, un emplacement à 99 % avec un horizon masqué pouvait être moins intéressant qu’un site légèrement moins bien placé mais parfaitement dégagé. En 2028, en revanche, entrer réellement dans la bande d’annularité changera la nature même du spectacle : la précision géographique sera donc beaucoup plus importante.
La technologie peut aider à préparer l’observation, mais elle ne remplace pas les sources astronomiques. Comme pour les nouveaux usages de Gemini Intelligence sur Android, les outils automatisés sont pratiques pour organiser une information ; les horaires et trajectoires d’une éclipse doivent toutefois être vérifiés dans des éphémérides de référence.
Si vous profitez de l’événement pour lire ou suivre des contenus scientifiques en mobilité, notre sélection des meilleures liseuses 2026 présente les modèles actuels. Et pour les achats de matériel informatique en ligne, la vigilance reste utile face aux fausses barrettes de RAM DDR5, autre exemple où l’apparence d’un produit ne suffit pas à garantir son authenticité.
Enfin, méfiez-vous des sollicitations commerciales opportunistes autour des grands événements. Les périodes de forte demande attirent aussi les vendeurs peu fiables et le démarchage agressif. Les méthodes pour limiter ces appels sont détaillées dans notre guide consacré au blocage du démarchage téléphonique.
Éclipses solaires en France : les réponses essentielles.
L’éclipse du 12 août 2026 était-elle totale en France ?
Non. La totalité passait notamment par l’Islande et l’Espagne. En France métropolitaine, l’éclipse était partielle partout, mais très profonde : environ 92 % d’obscuration à Paris et jusqu’à 99,5 % près du Pays basque.
Quelle est la prochaine éclipse solaire visible en France ?
Le prochain grand rendez-vous est le 2 août 2027. L’éclipse sera totale à l’échelle mondiale, mais partielle depuis la France métropolitaine. À Paris, environ 51,3 % du disque solaire sera masqué au maximum vers 11 h 01.
L’éclipse du 26 janvier 2028 sera-t-elle annulaire en France ?
Oui, mais seulement dans une étroite zone de l’extrême sud, au niveau des Pyrénées. Le reste de la métropole observera une éclipse partielle. Il faudra consulter les cartes locales pour savoir si un lieu précis se trouve dans la bande annulaire.
Peut-on regarder une éclipse avec des lunettes de soleil ?
Non. Les lunettes de soleil ordinaires ne protègent pas suffisamment pour regarder directement le Soleil. Il faut des lunettes d’éclipse adaptées, marquées CE et conformes à la norme ISO 12312-2, en bon état.
Peut-on retirer les lunettes pendant une éclipse annulaire ?
Non. Lors d’une éclipse annulaire, un anneau de photosphère reste visible et dangereux pour les yeux. Les lunettes doivent rester en place pendant toute observation directe.
Quand une éclipse totale traversera-t-elle de nouveau la France métropolitaine ?
La prochaine éclipse totale dont la bande de totalité traversera la France métropolitaine est prévue le 3 septembre 2081. D’autres éclipses partielles ou annulaires seront visibles avant cette date.
- IMCCE — calcul des éclipses de Soleil et circonstances locales.
- Association Française d’Astronomie — éclipse du 12 août 2026 vue depuis la France.
- Gouvernement français — FAQ sur l’éclipse solaire du 12 août 2026.
- Ministère de la Santé — lunettes adaptées et sécurité d’observation.
- Météo-France — bilan de la vague de chaleur de l’été 2026.
- Timeanddate — circonstances de l’éclipse du 2 août 2027 en France.
- IMCCE — éclipses solaires visibles depuis Paris.
- IMCCE — éclipse annulaire du 26 janvier 2028.
WY-Créations publie des contenus d’actualité numérique, scientifique et technologique en privilégiant les sources institutionnelles et les données vérifiables. Retrouvez également les avis clients de WY-Créations.
Une information utile doit rester lisible, vérifiable et accessible.
Stratégie digitale, visibilité, SEO, GEO et contenus : WY-Créations construit des écosystèmes éditoriaux pensés pour être trouvés, compris et recommandés.